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Spa Des écoliers ont visité les lieux, ouverts ce week-end au public Les premiers frémissements de la restauration du Waux-Hall ; un expert venu d'Avignon

L'ancienne salle de jeu sera restaurée au cours des cinq prochaines années par des artisans. Nous avons rencontré Laurent Labat, formateur en ferronnerie de l'Ecole d'Avignon.

Rare témoin architectural de l'âge d'or de Spa, construit au XVIIIe siècle, le Waux-Hall revient à la vie après dix années d'assoupissement. , une des plus anciennes salles de jeu d'Europe, avant d'être hôpital militaire, temple protestant, école, orphelinat, musée communal et siège d'associations locales a été relancé en 1999 lorsque le monument a été inscrit sur la liste de sauvegarde de l'Institut du patrimoine wallon qui épaule la Ville de Spa, propriétaire, pour sa restauration.

Un expert venu d'Avignon

ENTRETIEN BRIGITTE LOUSBERG

En prélude à l'ouverture du chantier du Waux-Hall, à l'initiative de l'Institut du patrimoine wallon (IPW), un premier stage en ferronnerie, avec l'objectif de restaurer l'un des balcons du bâtiment, se déroule durant cinq jours. Confiés à Laurent Labat, formateur de l'Ecole d'Avignon, centre de formation à la réhabilitation du patrimoine architectural, les stagiaires sont tous des professionnels du secteur, pour la plupart candidats-adjudicataires probables du chantier de restauration.

Quel est votre rôle ?
L'Institut du patrimoine wallon (IPW) m'emploie à la fois comme expert et formateur en ferronnerie. En qualité d'expert, je constitue le cahier des charges (quantification et qualification des missions, localisation des avaries et détermination des modes d'intervention, budget...). Grilles de clôture et de bassin, rampe d'escalier, balcons, en plus de la quincaillerie des portes et fenêtres, sont à restaurer. J'aurais probablement terminé cette mission d'expert à la fin du premier trimestre de l'année prochaine. Le volet «formation» consiste à apprendre les différentes méthodes de restauration à des stagiaires. Nous avons eu un premier stage de trois jours en salle, en novembre, au centre de formation de l'IPW. Nous passons à la pratique durant quatre jours, avant une session théorique en février.

Les techniques évoluent-elles ?
Les techniques évoluent mais de nouvelles se créent aussi. Je préconise une restauration sur site pour les huit balcons et la rampe d'escalier où seules des pièces secondaires doivent être refaites. Cette nouvelle technique empêche la structure de se fragiliser durant le démontage pour réparation en atelier et elle s'avère deux fois moins chère. Malheureusement, la grille de clôture ne pourra être réparée sur site car elle est trop abîmée.

Quels sont vos constats ?
Les ferronniers du Waux-Hall étaient un peu "légers". Ils ont utilisé un très mauvais fer! Rouille, déformations, éclatements, motifs cassés ou manquants constituent les principales dégradations. Après restauration à l'authentique, tous les éléments seront sablés, protégés et peints. Les soixante mètres de la grille de clôture représentent le travail le plus important. L'ensemble de la restauration prendra des mois. C'est un chantier important.

Participerez-vous au chantier ?
En tant qu’expert je ne peux pas me mettre en concurrence pour l'attribution du chantier mais j'espère pouvoir assurer un suivi comme vérificateur ou accompagnateur de l'entreprise ou du groupe d'entreprises auxquels sera attribué le marché. Je poursuivrais ainsi la formation des stagiaires actuels et de ceux qui suivront, lesquels seront probablement les principaux acteurs du chantier de restauration.

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